COCO PARACHUTE

 


Samedi 28 avril à 20h30


par le Théâtre Loyal du Trac
de et par Eric De Staercke

Mise en scène Jacques Viala

 

Que savons-nous de ce qui motive l’acteur ou l’auteur ? Éric De Staerke nous lève un coin du voile au travers de Coco Parachute.
L’étrange bonhomme qui a rythmé son enfance était une porte ouverte sur le rêve, sur la possibilité d’être autre, autrement, de sublimer son entourage, de voler sans ailes, de rêver sans dormir.
Sorte de Pierrot des temps modernes, sans masque ou visage enfariné, Éric De Staerke est ici un bouffon sensible, candide et naïf, aux mots plein de bon sens. Sans coup férir, il assène les vérités sans choquer et avec une solide dose d’impertinence frondeuse.
Il nous emporte dans un voyage en Absurdie plutôt lucide, cocasse et tendre, où la culture, celle que l’on est sensé écrire avec un C majuscule est devenue une pantalonnade, un terme galvaudé, trituré, déstructuré à coups de subsides ou de bulldozers.
Mais qu’est le rêve devenu, le message capable de sublimer les foules, de pousser à la révolte ou la prise de conscience ? Existe-t-il toujours ? Le comédien sait-il encore transcender le public, transmettre l’émotion, sensibiliser aux dérives de notre quotidien ?
Entre apartés avec les spectateurs, confidences, anecdotes et coups de gueule, il vagabonde entre les récits. Dans un joli désordre, il déballe fables et vérités avec la faconde d’un clown triste.

Frais, inattendu et inclassable, Coco Parachute est un rendez-vous avec un fou des mots, un rêveur éveillé qui, tel un enfant, souffle une bulle de savon qui enveloppe le public et l’emporte dans un songe irisé.

La Presse :
Dans ce seul en scène hilarant, Eric De Staerke disloque le quatrième mur avec la dégaine d'un touriste endimanché pour regarder ce théâââtre droit dans les yeux, et le démonter à petits feux, à commencer par ses rites immuables. On y apprend en passant quelques précisions historiques sur le terme d’ouvreuse" ou sur le réflexe de souhaiter "bonne merde" aux comédiens. Savoureux.

Catherine MakereeL, Le Soir

Musique Serge Bodart / Eclairages Luc Jouniaux