Création à Noël au Théâtre 2006

Spectacle pour marionnettes et comédiens
De 3 à 5 ans
Le printemps rit.
Ranelot, jeune grenouille se précipite chez Bufolet, son ami Crapaud,
le moment est venu de sortir du sommeil de l’hiver…Avec douceur
et malice les deux complices nous entraînent au fil des saisons et
les petites choses de la vie se transforment en aventures extraordinaires
parfois effrayantes mais toujours cocasses.
Equipe de création
Auteur: Arnold Lobel.
Adaptation, mise en scène: Sophie Museur.
Scénographie: Annick Walachniewicz.
Marionnettes: Annick Walachniewicz et Tof Lefèvre.
Décor sonore: Jean Kito.
Costumes: Catherine Versé.
Comédiens-manipulateurs:
Vera Van Dooren, Bruno Bastin et Eric Giersé.
Régie générale: Eric Giersé.
Décor: A Walachniewicz, Tof Lefèvre,
Eric Giersé, Leila Putcuyps, Anaïs Pétry,
Jérôme Poncin, Ian De Haes et Nicolas Hossé.
Presse
Vers l'Avenir, je 28 déc 2006
Le facteur escargot
Mais il était dit que nous quitterions Huy sur une note de plaisir
et de fraîcheur. Ce fut le cas grâce au théâtre
des 4 Mains qui, dans Ranelot et Bufolet, offre aux plus petits la jolie
histoire d’une grenouille et d’un crapaud dont on suit les activités
au fil des saisons. C’est drôle, tendre, utilisant aussi bien
l’art du conte que celui de la marionnette. Celles-ci sont irrésistibles
avec une mention spéciale pour le facteur escargot qui mettra tout
le spectacle à transporter sa lettre d’une maison à
l’autre.
Jean-Marie Wynants, Le Soir, Lu 27-08-07
Ranelot s’étire, sort de sa maison, commence le grand nettoyage.
Le printemps est là, plus question d’hiberner. L’heure
de retrouver Bufolet a sonné. Les deux amis ne vont plus se quitter,
à quelques disputes et timidities près.
Inspiré d’un conte d’Arnold Lobel, “Ranelot et
Bufolet” adapté et mis en scène par Sophie Museur, rassemble
divers éléments précieux au théâtre pour
enfants: marionettes, décor forestier, univers animalier,rondeur
des comédiens, amour, humour, amitié et complicité…Tout
y est. Une vraie réjouissance.
Laurence Bertels in La libre Belgique, me 5 septembre 07.
JEUX DE BATRACIENS, JEUX DE COPAINS
Une grenouille et un crapaud sont voisins. L’une est audacieuse, l’autre
est timoré. Ils jouent ensemble, se brouillent, se réconcilient
comme tous les gamins. Ils ont la chance d’être chouchoutés
par un trio humain : Justin, Achille et Pauline. Ils croisent par ailleurs
un escargot facteur, des insectes divers, un canard de kermesse, un vent
décoiffant…
L’idée de faire dialoguer les batraciens non seulement entre
eux mais aussi avec des gens du village enrichit le jeu. Ces adultes ont
de la sorte un regard sur les émotions, les doutes, les envies de
Ranelot et Bufolet. Ils traduisent au surplus un humour très direct
qui désamorce la tension, les situations délicates, conflictuelles
et rassure tant les protagonistes de l’histoire que les petits spectateurs
dans la salle.Ce sont les marionnettistes manipulateurs qui modifient le
décor selon l’évolution des saisons, manière
imagée de parler du temps qui passe. Ils accompagnent et commentent,
mine de rien, les autres thèmes abordés avec délicatesse
: comment se réconcilier lorsqu’on s’est disputé
? de quelle manière vaincre ses peurs ? comment faire pousser des
plantes dans un jardinet ? de quelle manière éviter de se
moquer de quelqu’un qui a l’air ridicule ? comment distinguer
le réel des cauchemars faits la nuit ?
Tendresse et réflexion
Sans avoir l’air d’y toucher, le spectacle abonde en sujets
de réflexion importants, loin des gadgets habituels de l’environnement.
Il parle de vie simple, de préoccupations proches des gosses. Il
se sert de quelques éléments répétitifs pour
relancer l’attention, éléments qui resteront ancrés
dans la mémoire comme les refrains dans une chanson. Il est assez
réaliste pour aider à passer de la vie à la fiction
théâtrale sans cependant mener à une identification
simpliste du public enfantin avec les héros animaux.
Bref, une réalisation tout en délicatesse qui ne jette pas
de la poudre aux yeux. Qui plonge dans le généreux et le sensible
les plus palpables. Qui assemble la fascination du spectacle avec la réflexion
à propos des problèmes relationnels d’existence quotidienne.
C’est trop rare la tendresse pour passer à côté
de celle offerte ici avec sincérité.
Michel VOITURIER
www.ruedutheatre.info
L’hiver plie baggage et le premier bourgeon pointe à l’horizon:
Ranelot la grenouille et Bufolet le crapaud s’en réjouissent
et s’en donnent à coeur joie. Au fil des saisons, ils planteront
des graines, prendront un bain de minuit, s’organiseront un pique-nique…tous
deux animés, avec un plaisir évident par Monsieur Achille
et Madame Pauline (savoureux Bruno Bastin et Vera Van Dooren). Un écrin
de nature mouvante leur sert de décor, géré par Monsieur
Justin (Eric Giersé). On suit avec délice et tendresse les
frasques de ces petits batraciens si vivants et si craquants! Jusqu’au
printemps prochain…Sophie Museur adapte et met en scène le
texte d’Arnold Lobel avec bonheur.
Sarah Colasse, Le Ligueur, 19 sept 07
Ranelot la grenouille se réveille, s’étire et sort
de sa maison, l’hibernation est finie, vive le printemps. Elle retrouve
avec plaisir son voisin Bufolet le crapaud. Autant l’une est entreprenante
et dynamique, autant l’autre est plutôt timide et réservé.
Les deux amis recommencent à jouerensemble, se faire des niches,
jardiner, partir en pique-nique, prendre un bain de minuit, se disputer
de temps à autrepour se réconcilier aussitôt. Il y a
aussi les gens du village, omniprésents, et lefacteur escargot qui
aura besoin de toute la durée du spectacle pour transporter une lettre
entre les deux gîtes, pourtant voisins. Des échanges complices
entre les marionnettes et leur manipulateur et, esquissés ou sous-jacents,
les questions et les doutes des petits à propos de la nature, l’amitié,
la solidarité, la coexistence, qu’en est-il du ridicule et
des moqueries qu’il suscite, et aussi comment, la nuit, conjurer la
peur provoquée par ces cauchemars qui semblent tellement réels.
Un spectacle tout en simplicité et délicatesse, plein de sensibilité,
de tendresse. Les petits comme les grands sont subjugués.
Sigma Belgique, Philippe Vassilieff.